Voici un plan de séance dojo – niveau confirmé, conçu exclusivement dans l’esprit du Bubishi, centré sur kake-te comme outil de capture, de lecture et de destruction, avec transition immédiate vers des frappes directes sur points vitaux.
L’objectif n’est pas l’accumulation technique, mais l’adoption d’un comportement martial cohérent : saisir – sentir – frapper – finir.
1. Intention martiale de la séance (5 min)
Avant toute pratique, il est essentiel de poser le cadre mental.
Esprit Bubishi :
Le kake-te n’est pas un jeu de mains ni un exercice de sensibilité abstrait.
Il sert à ouvrir la structure adverse, provoquer une réaction réflexe, puis frapper immédiatement une zone vitale.
Principe fondamental :
« Là où la main adhère, l’arme frappe. »
Pas de recherche sportive, pas de distance de sécurité artificielle :
travail à moyenne et très courte distance, dans un esprit de combat réel et vital.
Respiration basse, calme, regard posé, mâchoire relâchée.
2. Préparation spécifique du corps (10 min)
Activation des mains et des avant-bras
Rotations lentes poignets / coudes / épaules
Compression–décompression des avant-bras (auto-massage)
Ouverture des doigts puis fermeture « en griffes molles »
Objectif : mains vivantes, capables d’adhérer sans rigidité.
Connexion interne
Travail debout, pieds ancrés
Activation du hara / dantian inférieur
Légère expansion du dos (mingmen)
Les mains se déplacent depuis le centre, jamais isolées
3. Kake-te fondamental – prise d’information (15 min)
Travail en binômes, lent et précis.
Exercice 1 : contact permanent
Contact poignet contre poignet
Pression légère mais continue
Recherche de :
tension musculaire
déséquilibre
intention de frappe
Interdiction de pousser ou tirer fort.
On colle, on sent, on guide.
Clé Bubishi
Le kake-te n’est pas une lutte :
c’est une lecture tactile de l’ennemi.
4. Kake-te → ouverture structurelle (15 min)
Exercice 2 : briser l’axe
À partir du contact :
rotation du poignet adverse
légère spirale du coude
micro-désaxage du tronc
Objectif :
provoquer une ouverture réflexe (épaule, cou, cage thoracique).
À ce stade :
aucune frappe encore
on crée la fenêtre
5. Transition immédiate vers frappes sur points vitaux (25 min)
Cœur de la séance.
Principe clé
Le kake-te n’est pas la technique finale.
Il est le prétexte à frapper sans avertissement.
Chaque saisie doit se terminer par une frappe vitale, même légère à l’entraînement.
Séquence A – Cou et tête
Depuis kake-te :
Capture du poignet
Désaxage léger
Frappe instantanée :
tranchant de la main
phalanges
paume courte
Zones ciblées (travail contrôlé) :
côtés du cou
base de la mâchoire
zone sous l’oreille
Entraînement lent mais sans pause entre saisir et frapper.
Séquence B – Centre thoracique
Depuis kake-te :
Tirage bref vers soi
Descente du centre
Frappe directe :
poing vertical
paume projetée
coude court
Zones :
sternum haut
creux sous la clavicule
côtes flottantes (simulation)
Accent sur :
transfert de poids
relâchement juste avant impact
Séquence C – Bras et nerfs périphériques
Depuis kake-te :
enroulement de l’avant-bras adverse
frappe immédiate :
marteau
poing retourné
tranchant
Zones :
intérieur du bras
jonction biceps / triceps
face externe de l’avant-bras
Objectif :
provoquer choc nerveux
ouvrir la garde
enchaîner
6. Enchaînements continus (15 min)
Travail semi-libre :
kake-te
ouverture
frappe vitale
repositionnement
nouvelle frappe
Sans rupture du contact.
On recherche :
fluidité
économie de gestes
absence de télégraphie
Une seule règle :
chaque capture doit produire un effet immédiat.
7. Retour au calme et intégration (5 min)
Respiration lente, mains posées sur le ventre.
Rappel verbal :
Le kake-te du Bubishi n’est pas décoratif
Il est conçu pour tuer le temps de réaction adverse
La frappe doit être inévitable
Message final aux pratiquants
« Si votre kake-te ne mène pas à une frappe vitale,
alors vous avez perdu l’esprit du Bubishi. »


Confirmation
RépondreSupprimerJe confirme que votre liste est une interprétation très fidèle et fonctionnelle du Bubishi. Elle reflète bien la transition entre les styles de Kung Fu de la Grue Blanche (Fujian) et le Karaté d'Okinawa.
C'est une base de travail solide pour tout pratiquant d'arts martiaux traditionnels cherchant à comprendre l'application réelle (Bunkai) des katas.