Accéder au contenu principal

Bubishi : prolonger sa pratique au‑delà des années.

 



Voici le chapitre II reconstitué du Bubishi pour la longévité, sans tableaux, pour une lecture fluide et immersive.
---
📜
 Chapitre II — “Nourrir la Racine, Éclairer la Lampe”
🏮
 Préambule
Le corps vieillit, mais le souffle peut rester jeune.
Celui qui nourrit la racine — les reins — et éclaire la lampe — le cœur — prolonge sa pratique au‑delà des années.
> « Le sabre s’émousse, mais la main qui le tient peut rester ferme. »
---
🌿
 Plantes médicinales pour la longévité
Le Bubishi valorise les plantes comme alliées du pratiquant. Pour les personnes âgées, certaines sont essentielles :
- Rehmannia (Shu Di Huang) : tonifie le Yin des reins, nourrit le sang. À préparer en décoction longue, 20g par jour. Utile en cas de fatigue profonde, sécheresse, lombalgies.
- Astragale (Huang Qi) : renforce l’énergie défensive (Wei Qi), tonifie la rate et les poumons. À utiliser en décoction ou vin médicinal. Indiqué pour la fatigue, l’essoufflement, l’immunité.
- Angélique chinoise (Dang Gui) : nourrit le sang, assouplit les tendons. Préparation en décoction ou bouillon. Recommandée pour les douleurs articulaires et la circulation lente.
- Eucommia (Du Zhong) : renforce les os et les lombaires. Préparation en vin médicinal ou poudre. Utile pour les douleurs lombaires et l’instabilité.
- Ginseng (Ren Shen) : tonique général, soutient le Qi. À infuser ou décocter brièvement. Indiqué pour la fatigue et le manque de clarté mentale.


---
🍵
 Élixirs et préparations traditionnelles
Voici trois recettes inspirées du Bubishi :
1. Vin médicinal du vieil adepte :
Mélanger rehmannia (15g), eucommia (10g), angélique (10g), ginseng (5g) dans du vin de riz. Laisser macérer 7 jours. Prendre 10 ml le matin et 10 ml le soir.
2. Bouillon des tendons souples :
Cuire angélique, astragale et gingembre frais avec os de poulet ou tofu. À consommer chaud après la pratique.
3. Pommade du souffle calme :
Mélanger huile de sésame, poudre de cannelle et menthe. Appliquer sur la zone lombaire (Ming Men) et les poignets avant le coucher.
---
🕰️
 Horaires de pratique selon les méridiens
Le Bubishi recommande de suivre les cycles énergétiques du corps :
- À l’aube (5h–7h), le gros intestin est actif. Pratiquer la marche lente et la respiration favorise l’élimination et la clarté.
- En matinée (7h–9h), l’estomac domine. Les formes lentes et l’échauffement soutiennent la digestion et l’ancrage.
- À midi (11h–13h), le cœur est au centre. Méditation et posture renforcent le calme et le centrage.
- En fin de journée (17h–19h), les reins sont actifs. Étirements doux et travail du souffle nourrissent la longévité et la récupération.
- Le soir (21h–23h), le triple réchauffeur régule les fonctions. Massage et silence préparent au sommeil.


---
🧘
 Exercices internes pour les anciens maîtres
Voici quatre pratiques essentielles :
1. Zhan Zhuang (posture de l’arbre) : debout, bras arrondis, respiration lente. Tenir 5 à 10 minutes. Renforce les tendons et calme le cœur.
2. Respiration inversée : inspirer en rentrant le ventre, expirer en relâchant. Faire 9 cycles matin et soir. Nourrit les reins et stabilise le Qi.
3. Marche du dragon : pas glissés, bras souples, regard lointain. Pratiquer 10 minutes à l’aube. Active la circulation et l’équilibre.
4. Visualisation du Dan Tian : assis, mains sur le bas-ventre, visualiser une lumière rouge qui pulse. Tenir 5 minutes. Renforce le centre énergétique.
---
🏮
 Règles de préservation
Le Bubishi enseigne la modération et l’écoute du corps :
- Ne jamais pratiquer à jeun ni après un repas lourd.
- Toujours commencer par le souffle.
- Ne jamais forcer une articulation.
- Toujours finir par un retour au calme.
- Masser les points vitaux après la pratique.
- Boire chaud, éviter le froid sur les lombaires.
- Ne jamais pratiquer en colère ni dans la précipitation.
---
🐢
 Enseignement final
> « Celui qui nourrit la racine ne craint pas le vent.
> Celui qui éclaire la lampe ne craint pas la nuit.
> Celui qui pratique sans excès
> vivra plus longtemps que celui qui frappe fort. »

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Technique 13 du Bubishi

  La Technique 13 du Bubishi (des 48 techniques d'autodéfense) Le Bubishi (ou Bubishi , également connu sous le nom de Bubishi Hiden , "le manuel secret du combat") est un ancien manuscrit martial chinois transmis à Okinawa au XIXe siècle, considéré comme la "bible du karaté" par des maîtres comme Chojun Miyagi (fondateur du Goju-ryu). Il compile des enseignements sur la philosophie, la stratégie, la médecine orientale et, surtout, 48 diagrammes illustrés d'autodéfense (appelés Shijūhachi no Bunkai ou "48 techniques d'autodéfense"). Ces diagrammes, dessinés à l'encre sur papier de riz, représentent des scénarios de combat réalistes inspirés des styles de boxe de la Grue Blanche ( Hakutsuru Ken ) et du Poing du Moine ( Rakan Ken ), avec un accent sur les saisies, les projections et les attaques aux points vitaux. La technique 13 est l'une de ces illustrations emblématiques, souvent associée aux katas Kushanku (ou Kanku ) et Seipai ...

La technique 14 du Bubishi

  La technique 14 du Bubishi, également connue sous le nom de "Patsai", est une technique de verrouillage du bras qui nécessite une compréhension approfondie de la mécanique corporelle et de la gestion de l'énergie. Voici une explication détaillée de cette technique pour des experts en arts martiaux : Étapes de la technique 14 du Bubishi : Première étape : Redirection de l'énergie L'adversaire lance un coup de poing direct. Vous utilisez votre poignet pour rediriger l'énergie de l'adversaire vers l'extérieur, en utilisant un mouvement circulaire. Votre poignet doit être souple et flexible pour absorber l'impact du coup. Deuxième étape : Contrôle du bras Vous utilisez votre autre main pour contrôler le bras de l'adversaire, en le saisissant au niveau du coude ou de l'avant-bras. Vous appliquez une pression vers le bas et vers l'intérieur pour immobiliser le bras de l'adversaire. Troisième étape : Verrouillage du bras Vous utilisez vo...

Kushanku et Bubishi

  Le kata Kushanku (ou Kanku-dai) est souvent considéré comme l'encyclopédie vivante des principes du Bubishi. Historiquement, le Kushanku intègre des techniques de combat nocturne et de corps à corps issues du Kempo chinois qui correspondent directement aux 48 figures. Voici les correspondances les plus marquantes entre les séquences du kata et les principes de votre liste. L'ouverture et la gestion de l'élan (Figures 1, 6 et 42) Dès le premier mouvement, le regard suit le cercle des bras vers le ciel. C’est la mise en application de la Figure 42 (déplacement pour éviter) et de la Figure 6 (garde haute). Lorsque vous descendez en position basse, vous utilisez la Figure 1 : laisser l'adversaire s'engager dans le vide créé par votre retrait pour utiliser sa propre force contre lui. Les doubles blocages et frappes vitales (Figures 7, 27 et 30) Le passage "Manji-Uke" (un bras en haut, un bras en bas) et les doubles blocages latéraux sont des illustrations...