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vérifier la coherence numérique d'un kata

 


MÉTHODE UNIVERSELLE POUR VÉRIFIER NUMÉRIQUEMENT N’IMPORTE QUEL KATA

Selon les principes du Bubishi, du Tao et de la base 60
Tu vas analyser un kata de deux manières :
par structure interne (respiration, cycles, intentions)
par structure externe (mouvements, pas, groupes)
À la fin, tu vois immédiatement s’il est authentique, cohérent, ou recomposé artificiellement (comme le 41 de Hangetsu).
🔶 ÉTAPE 1 — Identifier la famille du kata
Avant même de compter, on identifie la “famille”.
Les familles anciennes :
Naha : Sanchin, Seisan, Sanseiryu, Suparimpei → cycle 60
Shuri : Bassai, Kushanku → séries 12/24/36/48
Tomari : versions intermédiaires, souvent 24 ou 36
Chinois (Fujian) : structures en 12, 24, 36, 108
Si un kata annonce appartenir à une famille mais présente un nombre étranger à cette famille → incohérence.
🔶 ÉTAPE 2 — Vérifier l’appartenance aux séries fondamentales
Tu prends le nombre officiel du kata et tu poses la question :
Ce nombre appartient-il à l’une des 4 séries du Bubishi ?
  1. Série multiplicative (base 60)
2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 10 – 12 – 15 – 20 – 30 – 60
  1. Série multiplicative dérivée du 12
12 – 24 – 36 – 48 – 60 – 108 – 120 – 144
  1. Série additive
2 – 3 – 4 – 5 – 7 – 8 – 9 – 12
  1. Série additive enrichie par multiplications
12, puis :
12×2, 12×3, 12×4, 12×5…
et :
(7×2), (7×3), (9×2), (9×3)…
👉 Si le nombre est présent dans au moins l’une de ces séries → cohérent.
👉 S’il n’apparaît nulle part → probable réorganisation moderne.
C’est le cas de Hangetsu : 41 n’existe dans aucune série.
🔶 ÉTAPE 3 — Vérifier la loi du 12 (fondamentale)
Tous les kata anciens respectent l’une de ces règles :
Le kata est divisible par 12
– 12, 24, 36, 48…
Le kata est 12 + 1 (Seisan)
– 13 symbolise le pratiquant comme centre.
Le kata est un multiple partiel de 12
– 108 = 12×9
– 60 = 12×5
Le kata est structuré en groupes de 12 internes, même si le nombre total ne l’est pas.
(cas de Kushanku dans certaines écoles)
Si aucune de ces lois n’est respectée, le kata n’est pas traditionnel dans sa numérologie.
🔶 ÉTAPE 4 — Vérifier la structure interne respiratoire
Tu vérifies si les mouvements se regroupent naturellement en cycles de respiration :
6 respirations de 10 unités → 60
ou 12 respirations courtes → 12×(4 à 6 unités)
ou 3 respirations longues → 3×20 = 60 (Sanchin)
ou 9 respirations + 1 finale → 10 cycles taoïstes
Si la respiration se pose naturellement sur le kata → cohérence interne.
Si la respiration ne colle pas et que des mouvements “cassent” les cycles → construction moderne.
🔶 ÉTAPE 5 — Vérifier les symétries
La structure est toujours :
symétrique ou
asymétrique mais équilibrée (ex : Seisan)
Signes d’authenticité :
6–6
12–12
3–3–3–3
24 segments (12 Yin / 12 Yang)
Signes de construction moderne :
nombre impair sans justification symbolique
symétrie brisée sans cycle
sur-représentation d’un côté sans sens taoïste
🔶 ÉTAPE 6 — Vérifier la cohérence cosmologique
Le kata doit appartenir à un de ces modèles :
Ciel–Terre–Homme (3)
6 directions
12 méridiens
5 éléments
Cycle de 60
108 divisions du souffle
Si aucun modèle ne s’applique → kata modifié tardivement.
🔶 ÉTAPE 7 — Conclusion : classification
À la fin, tu classes le kata dans une des catégories :
⭐ 1. Numériquement pur
Suit parfaitement les séries et cycles
(ex : Sanchin, Seisan, Sanseiryu, Suparimpei)
⭐ 2. Numériquement cohérent
Série principale ok, respirations cohérentes
(ex : Bassai Dai, Jion, Enpi)
⭐ 3. Numériquement hybride
Modifié mais encore structurellement logique
(ex : Tekki Shodan)
❌ 4. Numériquement incohérent
N’appartient à aucune série ni cycle
(ex : Hangetsu JKA et ses 41 mouvements)
🌟 Exemple d’application immédiate : Hangetsu
Nombre : 41
✔ appartient à aucune série
✔ non dérivé du 12
✔ aucune loi du 12
✔ cycle respiratoire cassé
✔ symétrie non justifiée
→ kata recomposé par la JKA
🌟 Autre exemple : Suparimpei
108 = 12×9
✔ série du 12
✔ série du 9 (Ciel)
✔ cycle interne 9 respirations × 12 phases
✔ symétrie interne parfaite
→ kata numériquement pur

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